Si ça continue on va trier les malades
Visiblement, les erreurs judiciaires et le jugements contestables ne suffisent plus à la justice française. Le mur du son a été littéralement explosé par le parquet d’Evry suite à l’affaire du patient mort faute de place dans les services de réanimation d’Ile de France.
Je cite le parquet « vraisemblablement, si on avait trouvé une place, ça n’aurait pas changé les choses ». Pour justifier son propos, le parquet précise encore : le coeur du patient était « en très mauvais état, il y avait peu de chance de le sauver ». Tout était dit.
A moins que je ne sois complètement à côté de la plaque, le magnifique parquet d’Evry vient de nous expliquer en deux phrases qu’il n’était finalement pas grave du tout que le patient n’ait pas trouvé de place, parce que finalement, de toutes façons, il allait mourir.
En effet… Pourquoi se fatiguer à soigner les gens si ils ont plus de 50% d’y rester. Pour étayer les propos du parquet et donner corps à une analyse si poussée, voilà plusieurs propositions que ce dernier pourrait faire au ministère de la santé, pour jouer les cost killer en ces temps de crise économique et de difficultés financières :
- Cesser de traiter les cancers (trop cher)
- Effectuer un diagnostic des chances de survie à l’entrée aux urgences (plus juste, ceux qui peuvent survivre auront de meilleurs traitements)
- Ne plus traiter les gens passé 50 ans (plus de réforme des retraites, hop !)
- Ne plus traiter les gens qui ont un casier judiciaire (très tendance et argument sécuritaire intéressant en cas de campagne électorale)
- Supprimer le SAMU et la sécurité civile (mesure ultime !)
A n’en pas douter, le gratte papier qui a pondu un tel argumentaire aura certainement tapé dans l’oeil du pouvoir et gagnera peut-être le droit de jouer les intérimaires au cabinet de Roselyne Bachelot ou de Rachida Dati…
Nous sommes tombés très bas.














